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IDENTIFICATION LETTRE : 96

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Portefeuille : VI    
Lieu : Fort-de-France
Expéditeur : Mme de La Pagerie, Mère de Joséphine  
Destinataire : à Monsieur, Monsieur le Baron de Tascher
Date républicaine :  
Date grégorienne : le 12 septembre 1805
 
J'ai reçu ta lettre, Mon Cher Baron, et les cadeaux que tu m'as envoyés de New York : ils m'ont fait un sensible plaisir et je t'en remercie. Mais, je te l'avoue, ce qui m'a flattée davantage, c'est d'apprendre que tu as fait une heureuse traversée et que ta santé, au lieu d'avoir souffert du voyage, était devenue meilleure. Je t'en fais mon compliment. J'espère que ta traversée de la Nouvelle-Angleterre en France aura été également heureuse ; je suis impatiente de l'apprendre et de savoir des détails sur ton arrivée, ta réception, ton sort et les agréments que tu goûtes auprès de ma chère fille et de son auguste époux à qui je te prie d'offrir l'hommage de mon respect. Embrasse mes petis-enfants pour moi, surtout mon Hortense que j'aime bien tendrement ainsi qu'Eugène, quoique j'aie bien à me plaindre de son silence : dis-le lui, Mon Ami, mais ne lui laisse point ignorer toute l'amitié et la tendresse que je lui porte. Assure aussi tes enfants de ces sentiments malgré que la plupart ne m'écrivent pas non plus. Parle-moi de leur sort, de leur conduite, et de ce à quoi ils sont destinés. Je te donne bien à écrire ; mais je compte sur ton amitié et ta complaisance.

Fais-moi le plaisir de prier ma fille et le Ministre de la Marine de confirmer Monsieur Boyer dans le grade de chef d'escadrons que lui a accordé provisoirement le Général Villaret, et Monsieur Le Bertre dans le grade de colonel demandé également par notre estimable Général. Tu connais ainsi que moi le mérite de ces deux officiers qui sont distingués sous tant de rapports. Je te prie en grâce de ne rien négliger pour les faire confirmer. Engage tes enfants à se joindre à toi à ce sujet.

Je te recommande aussi les enfants de notre estimable ami, Monsieur de Bonin. Parles-en souvent à ma fille et à l'Empereur lorsque tu en trouveras l'occasion. Tu sais combien je l'aime et combien je désire le savoir heureux ainsi que tout ce qui lui appartient. Fais-lui mes compliments : Berdot y joint les siens.

Ton épouse et ta soeur Rosette se portent assez bien pour le présent. Si tu as reçu ma lettre, tu dois savoir que ta femme a fait une maladie très sérieuse depuis ton départ. La disparition subite de l'amour qui n'a fait que paraître ici sans avoir pu voir sa mère
lui a fait une très forte révolution ; mais elle va beaucoup mieux maintenant. Tous tes amis se portent assez bien.

Adieu, Mon Cher Baron. Je t'embrasse avec toute la tendresse que je t'aime ainsi que tes enfants. Berdot t'assure de son respectueux attachement ; il te supplie de présenter son respect à ma fille et à Hortense.

/ S / Sanois La Pagerie

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