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IDENTIFICATION LETTRE : 64

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Portefeuille : XIII    
Lieu : Osterode
Expéditeur : Napoléon  
Destinataire : Grand-Duc de Francfort
Date républicaine :  
Date grégorienne : 29 mars 1807
 
Mon Frère,

Nous venons d'ordonner la levée dans nos états de quatre-vingt mille hommes de la conscription de 1808. Nous avons considéré cette mesure, sinon comme nécessaire, du moins comme utile et convenable, car tout s'arme autour de nous. Nous avions accordé des conditions avantageuses au Roi de Prusse; mais ce prince est aujourd'hui dans la dépendance absolue de la Russie et de l'Angleterre. Malgré les avantages que nous avons remportés sur les Russes, nous étions disposés à accorder à la Russie les mêmes conditions qui avaient été signées à Paris par son plénipotentiaire. Mais, ou cette puissance a de vastes projets sur l'Empire Ottoman, ou bien, et cela est plus probable, elle obéit à l'influence de l'Angleterre qui sacrifie à son monopole et a ses usurpations le sang et le repos du continent. Nous avons cru devoir vous instruire nous-mêmes de l'état des choses pour vous mettre en garde contre les faux bruits de toute espèce qu'on se plait à faire courir. Nous aimons, nous désirons la paix plus qu'aucun prince de l'Europe parce que tous les malheurs de la guerre frappant de plus près nos regards, se font sentir plus vivement à notre coeur. Nous avons aussi pensé, Mon frère, que dans ce mouvement général vous jugeriez convenable de recruter votre contingent et de l'accroître d'un cinquième, afin qu'à tout événement on put en former une réserve destinée à se porter sur les Pays de la Confédération qui viendraient a être menacés. Votre zèle pour la cause commune et la confiance que vous nous avez témoignée nous persuadent que vous vous empresserez à concourir à l'exécution de ces mesures. Cette lettre n'étant pas à autre fin, nous prions Dieu, Mon Frère, qu'il vous ait en sa sainte et digne garde.


Ecrit en notre Camp Impérial d'Osterode, le 29 Mars 1807.


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