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IDENTIFICATION LETTRE : 266

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Portefeuille : C    
Lieu : Andilly
Expéditeur : Ctesse Louis de Tascher de la Pagerie  
Destinataire : Comte Louis de Tascher de la Pagerie
Date républicaine :  
Date grégorienne : 29 septembre 1813
 
C'est hier seulement, Mon Ami, que j'ai reçu ta lettre du 19. Je me flattais déjà d'en recevoir du quartier général. Seulement de voir ton écriture et d'avoir la certitude que tu penses à moi me fait du bien et ton exactitude me fera supporter mes peines avec courage.
Que je suis enchantée de voir qu'il ne se passera pas grand-chose dans vos régions ! Tu sais que la gloire est peu de chose pour moi ; ma seule idée est ta conservation, ta bonne santé et ta tendresse pour ta femme et tes enfants : je me flatte que tu possèdes ces objets. Sainte-Rose ne sera pas aussi content de cette inaction ; il doit se contenter de sentir la poudre et son âme héroïque trouvera déjà à se satisfaire.
Je suis toujours à Andilly où papa me traite à merveille et fait tout ce qu'il peut pour m'amuser. J'ai voulu retourner lundi à Paris ; mais celà paraît lui faire trop de peine et je resterai quelques jours de plus. Nos affaires n'en souffrent pas, Dalberg n'étant pas de retour et Monsieur Niepce n'ayant pas encore débrouillé toutes ces paperasses. Les enfants vont bien ; seulement, leur dentition les tourmente et celà nuit à leur gentillesse ; pourtant, on les trouve charmants partout et Eugène l'emporte très souvent sur Charles. Je ne sais rien de Francfort ; on ne m'écrit pas un mot de ce pays là. J'ai toujours bien le projet de m'en retourner à la moitié de novembre si celà se peut. Qu'en penses-tu, Mon Ami ?

Adieu, Cher Bon Louis. La campagne n'offre rien qui soit digne de t'être rapporté. Ma santé est excellente. Je te regrette ; je te pleure. Tu le sais bien, Mon Meilleur Ami : point de bonheur pour Amélie sans Louis. Pense souvent à celle qui ne respire que par toi. Je t'embrasse du fond de mon coeur.

/ S / Amélie

Papa, Erwin, Monsieur de Vignolle, Sternberg, les enfants, Eliane : tout ce monde ne veut pas être oublié. Je te quitte pour me rendre à Saint-Leu avec Henri et Marcelle. Hommages à Kiakia.

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