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IDENTIFICATION LETTRE : 265

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Portefeuille : VI    
Lieu : Paris
Expéditeur : Fanny de Beauharnais  
Destinataire : Prince Eugène
Date républicaine :  
Date grégorienne : 6 mars 1813
 
à Son Altesse Impériale et Royale
Monseigneur le Prince Eugène Napoléon
Vice-Roi d'Italie
Lieutenant-Général pour Sa Majesté l'Empereur
à son Quartier Général de la Grande Armée



Monseigneur et Cher Neveu,

Je ne puis rendre à Votre Altesse Impériale la vivacité de mes craintes et celle de ma joie avec laquelle j'ai appris par S.M. l'Impératrice-Reine Joséphine que vous jouissiez de la meilleure santé possible ; je ne parlerai pas de l'orgueil que me donnent votre rare valeur et surtout votre touchante bonté. Votre gloire me tient de trop proche pour vous en féliciter : vos succès me sont en quelque sorte adhérents, Monseigneur ; et je prends la liberté de les regarder comme s'ils m'étaient personnels.

Mon neveu de Chaban pleure son second fils mort à Hanovre comme j'ai eu l'honneur de vous le marquer dernièrement ; il est inconsolable et je partage amèrement sa douleur. Mon petit-fils de Barral se rétablit lentement ; son frère vient d'être fait prisonnier en Espagne, et tout le reste de ma famille me charge de la mettre à vos pieds.

Permettez-moi de vous recommander avec la plus vive sollicitude Monsieur Armand de Launai, auditeur au Conseil d'Etat, le seul de ses collègues qui ait désiré rester au Quartier Général pour être prêt d'y servir à l'occasion : cette seule marque d'empressement et de dévouement prouvera son zèle à Votre Altesse Impériale dont il mérite toute la protection. J'avais l'honneur d'être connu de Madame sa mère, et ce n'est pas là son seul titre à mon intérêt : il joint à mille qualités précieuses la plus rare intelligence ; et malgré sa modestie, vous le jugerez facilement, Monseigneur, si vous lui permettez de vous faire sa cour. Joignez donc à vos bontés qui sont pour moi sans nombre, celle de le protéger soit en l'employant à l'occasion en le secourant au besoin, ou en recommandant son avancement. Ce serait, Monseigneur, me donner une nouvelle marque de votre amitié à laquelle je serais fort sensible et je vous devrais une entière gratitude pour toutes les marques de bienveillance dont vous daignerez l'honorer. Recevez, Monseigneur, les hommages de ma belle-fille qui me charge de vous faire sa cour. Plaignez-moi de ce qu'un gros catharre, accompagné de fièvre et de langueur, m'empêche absolument de vous écrire moi-même. J'ai été obligée de laisser ma lettre à moitié pour dicter celle-ci. Recevez avec bonté toutes mes excuses et tous mes voeux.

Je suis avec une tendresse respectueuse, Monseigneur et Cher Neveu,

Votre très humble, très obéissante servante et affectionnée tante

/ S / Fanny de Beauharnais


Je demande pardon à Votre Altesse de ce qu'une lettre écrite... d'une autre main que la mienne... vous fera indulgente pour son administrée respectueuse et tante.

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