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IDENTIFICATION LETTRE : 238

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Portefeuille : VI    
Lieu : Fort-de-France
Expéditeur : Mme de La Pagerie, Mère de Joséphine  
Destinataire : Joséphine
Date républicaine :  
Date grégorienne : 16 février 1806
 
Ma Chère Fille,

Nous n'avons pas cessé un instant depuis l'arrivée du capitaine-général Villaret de bénir le choix heureux qu'en avait fait l'Empereur pour gouverner notre coonie. Je Vous ai toujours parlé dans mes lettres comme d'un ange tutélaire qu'on nous avait envoyé, après nos malheurs, pour les réparer et nous les faire oublier.

Aujourd'hui, Ma Chère Amie, il vient encore de nous en éviter de bien grands en nous conservant nos ecclésiastiques qui, fatigués, tourmentés par des mesures auxquelles voulait les assujettir le préfet, se disposaient tous à quitter et à abandonner leurs paroissiens qui ont un si grand besoin de leur présence et des secours de leur état pour maintenir cette classe ignorante qui n'a d'autre frein que celui de la religion. Le général, d'après bien des représentations qu'il fit au préfet à ce sujet, se vit forcé, d'après l'opiniâtreté de ce dernier, de prendre sur lui de lui ôter le droit de les inquiéter en se privant des pouvoirs qu'il exerçait sur eux ; par là, il a tranquillisé tous nos curés et la colonie ne peut trop lui en témoigner toute sa gratitude et combien elle serait sensible à la perte d'un tel chef. Elle ne pourrait se réparer cette perte, Ma Chère Fille, qu'en faisant succéder au capitaine-général son frère, M. de Joyeuse, général de brigade d'artillerie, qui en a les principes, la bonté, la douceur et le fermeté. Je le demanderai à Vous et je me jetterai, au nom de toute la colonie, aux genoux de l'Empereur pour l'obtenir. Je Vous supplie de mettre cette lettre sous les yeux de Sa Majesté et de la disposer à nous accorder cette faveur qui mettra le comble à la reconnaissance que nous lui devons et à celle dont nous sommes pénétrés pour le capitaine-général que nous aimons tous comme un père.

Adieu, Ma Chère Fille. Je vous embrasse de tout mon coeur. Présentez mes respects à Votre auguste époux. Embrassez mes petits-enfants pour moi.

/ S / Sanois Lapagerie

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