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IDENTIFICATION LETTRE : 222

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Portefeuille : I    
Lieu : Saint-Pierre (Martinique)
Expéditeur : Baronne de Tascher de La Pagerie  
Destinataire : Monsieur Louis de Tascher de la Pagerie
Date républicaine :  
Date grégorienne : 22 décembre 1807
 
à Monsieur
Monsieur Louis de Tascher de la Pagerie
Officier d'ordonnance de S.M. l'Empereur
à Paris


Les frégates L'Hortense et l'Hermione viennent, Mon Cher Louis, d'arriver à Fort de France. Parties de la rivière de Bordeaux dans les quinze premiers jours de novembre, je m'attendais à recevoir par cette bonne occasion de tes nouvelles et celles de mes autres enfants. J'ai été trompée dans mon attente : pas une seule lettre pour moi. Quant à Stéphanie, celà ne m'étonne point parce que je vois par des lettres de Bordeaux qui m'ont été communiquées qu'elle était encore aux eaux à cette époque et qu'elle ne devait se rendre à Paris que sur la fin de novembre ; mais je ne puis concevoir ton silence ni celui de Sainte-Rose. Dois-je l'attribuer à ton absence ? Cependant, j'ai su que tu étais revenu à Paris. Vais-je l'attribuer à quelque cause encore plus fâcheuse, à quelque maladie ? Cette idée m'inquiète. Ne néglige donc pas d'en donner des nouvelles ; les occasions sont si rares aujourd'hui qu'au moins tu ne saurais pas négliger celles qui se présentent.

Ma santé est assez bonne malgré toutes mes peines et malgré un rhume qui me tourmente en ce moment. Numa, et Alfred, ton neveu, se portent parfaitement bien. Je désire qu'il en soit de même de toi. Quand tu m'écriras, donne-moi des nouvelles de Henri.

Je te charge de mettre aux pieds de Leurs Majestés les hommages de mon profond respect.

Numa, Alfred et moi t'embrassons un million de fois. Les abbés, le Père Théophile se rappellent à ton souvenir. La nourrice et sa fille t'assurent de leurs respects.

Je suis ton affectionnée et tendre mère

/ S / la Bonne. Tascher de Lapagerie


P. S. : De grâce, Mon Cher Louis, envoie-moi ton portrait bien ressemblant et par voie bien sûre. Songe, Cher Enfant, qu'un portrait et des lettres sont la seule consolation que peut avoir une mère tendre loin des enfants qu'elle aime autant que je vous aime tous. Voilà plusieurs fois que je te fais, et à Henri, cette demande. Réitère-la lui de ma part et donne-moi des nouvelles du mariage de ta soeur. Adieu ; je t'embrasse derechef et de tout mon coeur.

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