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IDENTIFICATION LETTRE : 211

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Portefeuille : E    
Lieu : Milan
Expéditeur : Mejan  
Destinataire : Comte de Tascher de la Pagerie
Date républicaine :  
Date grégorienne : 2 mai 1809
 
Monsieur le Comte,

J'arrive du quartier-général du Prince et je m'empresse de vous donner de ses nouvelles.

S.A.I. se porte bien, très bien.

Il sent aujourd'hui qu'on avait exagéré et qu'il s'était peut-être exagéré à lui-même les résultats de l'affaire du 16 avril. Il a donc repris dans ses propres moyens la confiance qu'il leur doit. Il brûle de réparer le premier évènement : il en cherche l'occasion mais il la cherche avec la prudence et la sagesse qui conviennent ; il la trouvera et certainement elle ne sera pas perdue.

L'esprit de son armée est redevenu excellent. Les positions qu'il occupe sont bonnes ; et à cet égard, il a le mérite de les avoir choisies et obstinément voulues lui-même contre l'avis de beaucoup de personnes qui jugèrent indispensable de se retirer tout de suite sur l'Adige. L'évènement a déjà prouvé et prouvera mieux encore que le Prince avait raison. En se fixant à Caldiero, il a rassuré l'esprit du royaume lequel aurait été singulièrement alarmé s'ils ont vu l'armée sur l'Adige ; c'est-à-dire, son sort ne dépendant plus que d'une seule bataille ; et puis Caldiero est un point beaucoup plus facile à défendre que ne l'aurait été la ligne de l'Adige.

Au reste, les nouvelles prodigieuses de la Grande Armée ont dissipé ici toutes les craintes. Elles ont été reçues par les soldats et les villes avec des transports de joie incroyables et qui, j'en suis sûr, n'auront pas été plus vifs à Paris. On croyait que ces nouvelles détermineraient l'armée autrichienne à se retirer ; cependant, hier encore, elle n'avait fait aucun mouvement rétrograde. Peut-être commencera-t-elle sa retraite aujourd'hui ? Je ne le désire pas beaucoup : il faut absolument que notre Prince ait une victoire ; et puis, il faut bien que cet ennemi si insolant, si incendiaire dans ses proclamations nous donne le temps de lui fermer tous les chemins et de lui faire expier dans le pays même qu'il a envahi le mal qu'il y a fait et voulu faire.

Je suis interrompu par une lettre du quartier-général qui m'annonce que l'ennemi a commençé sa retraite, qu'on le poursuit et qu'on présume que le quartier-général du Prince sera demain à Vicence.

Je ne puis continuer. J'aurai l'honneur de vous donner demain les nouvelles que j'aurai reçues.

Permettez-moi de solliciter encore une fois votre obligeance pour la lettre ci-jointe : des nouvelles de deux enfants à leur mère malade ne sauraient lui arriver assez tôt.

Je vous renouvelle, Monsieur le Comte, les expressions de ma considération distinguée et de mon sincère attachement.

/ S / Mejan


Le Général Sorbier, aide de camp de S.A.I., et entre nous le meilleur de ses officiers, a malheureusement été blessé à la cuisse. Je ne sais pas encore si la blessure est dangereuse, mais je n'en suis pas moins très affligé.

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