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IDENTIFICATION LETTRE : 352

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Portefeuille : VI    
Lieu : Trois-Ilets
Expéditeur : Sanois de La Pagerie (mère de Joséphine)  
Destinataire : Monsieur de Tascher de la Pagerie, à Paris
Date républicaine :  
Date grégorienne : 23 décembre 1802
 
Vous ne doutez pas, Mon Cher Neveu, du plaisir que j'ai eu en recevant votre lettre. Je m'attendais bien que vous me disiez combien vous avez été caressé et soigné par ma chère fille. Les qualités de son coeur, son attachement pour la famille lui inspireront toujours également pour un cousin qui le mérite comme vous.

Il paraît que votre voyage a été agréable. Votre séjour à Paris ne l'est pas moins. Votre santé est bonne ; vous êtes content. Vous aurez une existence et vous serez heureux : je vous en félicite, Mon Cher Ami. Quelle différene de jouissance que la vôtre actuelle et celle que vous aviez et que vous auriez eue dans ce pays ! Je ne crois pas qu'il puisse y avoir de comparaison : quoique je ne connaisse pas la France, si j'avais quinze ans de moins, je me déciderais bien vite à y aller finir mes jours au milieu de mes enfants. Je crois bien qu'ils ont le même attachement pour moi quoiqu'ils ne m'écrivent ; mais j'en serais bien mieux convaincue s'ils me le disaient eux-mêmes.

C'est par l'occasion de Magellan, qui commande le Berceau, que je vous écris. Je pense bien que ce sera lui-même qui vous remettra ma lettre. C'est un Monsieur bien honnête que j'ai vu passer quelques jours chez moi avec bien du plaisir. C'est lui qui commandait l'Epervier lorsque Jérôme Bonaparte est venu.

Toute votre famille se porte bien. Je vois de temps en temps votre cher Papa. Nous parlons souvent de vous ; nous disons que vous avez toujours été sage dans ce pays, que vous serez de même à Paris et que vous éviterez les écueils qui pourront se présenter : j'en suis persuadée, Mon Cher Ami. Ménagez vous donc ; écrivez moi autant que vous pourrez avoir quelque moment à disposer : vous me ferez un plaisir infini et comptez à l'inviolable attachement de votre chère tante.

/S/ Sanois de La Pagerie

Monsieur Deblanque me demande la permission de vous présenter son respectueux attachement et se rappelle à votre souvenir.


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